Scandium Canada Ltd. a fourni une mise à jour sur les efforts de sa division Scandium+ pour faire progresser l'adoption industrielle des alliages aluminium-scandium propriétaires. La société a mandaté le Centre de Métallurgie du Québec pour produire des fils à l'aide de deux formulations d'alliages propriétaires destinés au soudage et à des essais de fabrication additive par dépôt de fil, les travaux devant être achevés d'ici mars 2026 et les prototypes soumis à des tests par des utilisateurs finaux tiers. Ces travaux sont soutenus par des subventions du CQRDA, dont l'entreprise est membre. La société estime que les applications de fil de soudure pourraient à elles seules générer une demande allant jusqu'à 30 tonnes par an d'oxyde de scandium, répondant à un segment de marché qui n'existe pas actuellement. À titre de référence, le projet Crater Lake devrait produire 91 tonnes par an d'oxyde de scandium. Ces applications découlent des conclusions d'une étude de Productique Québec annoncée en octobre 2025.
Suite à un protocole d'entente signé avec Gränges Powder Metallurgy en novembre 2025, les efforts actuels visent à tester l'intégration des alliages modifiés AA535 et AA7075 de Scandium Canada dans l'offre de produits de GPM. GPM est un fournisseur mondial de produits en aluminium formés par atomisation et de poudres d'aluminium pour la fabrication additive. Grâce au soutien en nature du Programme d'aide à la recherche industrielle du Canada, Scandium Canada a reçu un rapport technique d'experts de la Division de la fabrication additive du Conseil national de recherches du Canada pour identifier des stratégies de qualification des matériaux en vue d'adopter ses alliages dans les applications spatiales, aérospatiales et de défense. S'appuyant sur le rapport de Productique Québec qui a identifié 13 applications cibles pour les alliages Al-Sc, notamment les fils de soudure, les conduits d'avion et les échangeurs de chaleur, Scandium Canada étend sa sensibilisation aux utilisateurs finaux industriels des secteurs aérospatial, automobile, de la fabrication avancée et de l'impression 3D.
Les deux alliages propriétaires de l'entreprise et leur méthode de fabrication, développés avec l'Université McMaster, sont protégés par une demande de brevet international déposée dans le cadre du Traité de coopération en matière de brevets le 17 septembre 2025, faisant suite à un brevet provisoire initial déposé auprès de l'USPTO en septembre 2024. Les résultats techniques rapportés en septembre 2025 ont montré que les alliages modifiés AA535 et AA7075 offrent une solution pratique pour éliminer la microfissuration dans les alliages d'aluminium à haute résistance lors du traitement par fusion laser sur lit de poudre, avec des implications pour le soudage de l'aluminium et la fabrication additive par dépôt de fil. Les attributs clés incluent une teneur réduite en scandium tout en maintenant l'effet d'affinement des grains, une large fenêtre de traitement avec des densités relatives supérieures à 99 %, des résistances ultimes à la traction d'environ 330 à 380 MPa à l'état brut avec des augmentations de 17 à 25 % après traitement thermique, et une densité de défauts minimisée grâce à des procédures de mélange propriétaires.
Le Dr Luc Duchesne, chef de la division Scandium+ et directeur scientifique, a déclaré que l'entreprise vise à trouver les voies les plus courtes pour la commercialisation grâce à des opportunités de co-développement avec les utilisateurs industriels et une meilleure compréhension des propriétés des alliages pour répondre à des exigences techniques spécifiques. Le PDG Guy Bourassa a noté que la confirmation de l'acceptation commerciale des alliages représente une étape importante pour le développement du projet Crater Lake, car elle confirmera les marchés, les volumes et les prix pour soutenir le modèle financier de l'étude de préfaisabilité prévue en juin 2026. Les efforts de l'entreprise pour établir des applications industrielles pour les alliages contenant du scandium pourraient avoir un impact significatif sur le marché de l'oxyde de scandium, créant une demande pour un matériau qui a historiquement connu des applications commerciales limitées au-delà des utilisations de niche.


